Encaissement mobile sur la surface de vente, oui !... Mais comment ?

Christelle DA CUNHA
En charge du marketing chez Ginkoia, Christelle travaille avec les acteurs du retail sport depuis plus de 5 ans afin de leur partager la culture du commerce des consultants Ginkoia, au service de la réussite de chaque commerçant.
8 octobre 2019 - 4 mn

Après un premier article sur l’évolution des modes de paiement depuis les débuts du commerce, Bruno Nicolafrancesco apporte ses conseils dans la mise en place des fonctionnalités d’encaissement sur la tablette vendeur magasin parfois appelé encaissement mobile.

Par Bruno Nicolafrancesco, Chef de Produit des logiciels magasin Ginkoia

L’encaissement a toujours été une étape du parcours client perçue comme un casse-tête pour les commerçants. Point de douleur par définition, c’est une étape cruciale dans l’image que le client gardera du point de vente. Un parcours en magasin parfait peut devenir une expérience négative dans la tête du consommateur après un passage en caisse chaotique.

L’étape d’encaissement est donc un levier de fidélisation.

Depuis 2 ans, le sujet est régulièrement abordé dans la presse. De nombreuses enseignes, notamment dans la grande distribution alimentaire et hors alimentaire testent de nouveaux concepts. Derrière l’expression encaissement mobile, on retrouvera d’ailleurs le fait de permettre au consommateur d’encaisser ses articles sur son smartphone, de façon autonome ou semi-autonome (étape de validation finale par un passage en caisse traditionnel) ou le fait d’ajouter, aux fonctionnalités de la tablette vendeur magasin, l’encaissement dans les rayons.


1. La caisse magasin, une histoire de files d’attentes

L’encaissement tel que nous le connaissons aujourd’hui est le résultat de plusieurs années d’expérimentations et d’études sur le comportement du consommateur en magasin afin d’identifier le meilleur parcours ou la meilleure méthode à proposer. L’objectif, lui, reste le même depuis le début du commerce moderne : réduire les files d’attente et offrir une expérience fluide au client.

Historiquement, en France notamment, on avait une ou plusieurs caisses fixes avec des files d’attente derrière chaque caisse. Ces 15 dernières années, on a vu apparaître des caisses autonomes, principalement dans la grande et moyenne distribution. Ces dernières permettent d’optimiser l’espace et les coûts. A présent, on observe une tendance au retour de la caisse fixe mais avec une seule file d’attente, comme cela est le cas dans certains pays anglo-saxons depuis de nombreuses années.

Peu de magasins proposent encore à leurs clients de les encaisser sur une tablette vendeur magasin ou une application mobile dédiée dans le rayon. Ce service est proposé en France, dans les Apple Store (l’enseigne était d’ailleurs précurseur sur ce service) ainsi que dans les Nike Store.

2. Pourquoi dire oui au service d’encaissement en rayon sur un smartphone ou une tablette vendeur ?

La tablette vendeur est une application d’actualité chez de nombreux éditeurs de logiciels de caisse et en pleine phase de déploiement au sein de nombreuses enseignes. Cet outil d’aide pour les équipes de vente couvre un périmètre assez large : de la consultation de stocks à la commande sur le site web, la consultation de la fidélité client ou encore la planification d’une tâche dans un planning.

Au bout du chemin, vient l’encaissement en rayon ou encaissement mobile. Ces applications donnent une image de modernité au magasin tout en offrant un service différenciant au consommateur.

3. Et si le vendeur pouvait encaisser directement le client, comment faire ? Quels sont les risques et gains ?

Deux options s’offrent au magasin qui réfléchirait à mettre en place ce type d’application.

Option 1 : rendre le vendeur autonome pour encaisser en rayon, partout dans le magasin, grâce à la mise à disposition pour chaque vendeur, des équipements nécessaires comme l’imprimante ticket de caisse mobile et un TPE mobile.

Dans le contexte d’un magasin de location de skis (ou d'un magasin de location de vélos), l’encaissement sur mobile par le skiman lui offre une autonomie complète. Sur la vente de matériels pour un magasin de vélos, la relation vendeur-client n’est interrompue à aucun moment.

Sur ce schéma d’installation, plusieurs questions se posent :

  • Comment faire sortir le client du magasin une fois encaissé si ce n’est en l’accompagnant jusqu’à la sortie ?
  • Comment réduire le risque de vol sans mettre en place des contrôles de sacs systématiques, et éviter que chaque client ait le sentiment d’être suspecté ? L’étiquetage avec des puces RFID est une réponse à cette question. Une fois le produit encaissé, la puce est identifiée et ne déclenchera pas l’alarme des portiques antivol.
  • Quel impact sur les ventes additionnelles ? Une fois le produit payé auprès de son conseiller vendeur, il y a peu de chance pour que le client cède à l’achat impulsif ou le coup de cœur imprévu qui lui demanderait de passer de nouveau en caisse.

Option 2 : mettre en place un ilot d’encaissement sur un ou plusieurs lieux de passage stratégiques dans le magasin (selon la surface et les zones de trafic). Pour la praticité, ils seront positionnés à proximité des axes de sortie du magasin, simplifiant le travail de surveillance pour les équipes de sécurité.

Sur cet ilot, le vendeur trouvera l’ensemble des matériels dont il aura besoin pour encaisser son client sans avoir besoin de les conserver sur lui : imprimante ticket de caisse, lecteur carte bancaire, matériel pour retirer les antivols. Le vendeur ne conserve que le minimum : son smartphone ou sa tablette vendeur magasin.

Avec cette configuration, l’action de désantivollage est simplifiée. L’ilot est également plus adapté à l’encaissement de paniers contenant plusieurs articles par rapport à l’encaissement dans le rayon, en mobilité complète.

Le contrôle des achats à la sortie du magasin reste toujours un point sensible. L’option du vendeur qui raccompagne son client jusqu’à la sortie est une réponse. L’encaissement mobile par le vendeur devient alors un service VIP, réservé à certains clients ou certains articles à fort engagement et marge tels que l’achat d’un vélo ou d’un équipement complet.

L’ilot d’encaissement est aussi une option pour fluidifier le trafic en caisse lors de périodes de forte affluence comme à Noël ou sur les premières journées de soldes.

4. Proposer un service à forte valeur ajoutée au consommateur

Chaque option a ses atouts comme ses contraintes. Si ce service n’est pas adapté à tous les points de vente ou toutes les organisations, il est un axe de service à forte valeur ajoutée pour le client dans son expérience avec son magasin. Bien pensé, il peut être une clé de différenciation et de fidélisation.

Sur de petites surfaces de vente, il offre au client un parcours fluide et la sensation d’être important. Dans une plus grande surface, il peut être perçu comme un service VIP pour certaines catégories d’achats : montants supérieurs à x €, achat de produits à forte valeur ajoutée ou peut servir de caisse supplémentaire en période d’affluence.

Vous avez un projet d’encaissement en rayon ou d’encaissement mobile en magasin ? Echangez avec nos consultants en renseignant le formulaire suivant.

 


Vous souhaitez en savoir plus sur la location de ski ? N’hésitez pas à consulter notre page dédiée ou à télécharger notre guide !

Téléchargez le guide : 6 semaines pour réussir sa saison

Partager l'article :
S'abonner au blog
Pas de spam, mais du contenu pour vous aider dans votre métier 1 fois /mois ! Recevez les dernières publications faites sur le blog du commerce de sport.